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| | une suite possible du tome 2 | |
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| Auteur | Message |
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vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: Re: une suite possible du tome 2 Dim 20 Juil - 15:37 | |
| merci pour tout, moi je l'aime bien ce design. |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 9 fin Dim 20 Juil - 15:48 | |
| Le lendemain, le dragonnier fut réveillé par l’éclat du soleil, dans la fenêtre qu’il avait fait. Il n’avait dormi que quelques heures mais se sentait bien. Thorn l’attendait pour aller voler, la connexion mentale qu’il avait établie avec sa prisonnière lui indiqua qu’elle n’était pas prête de se réveiller. Le dragon rubis lui indiqua que les monstres étaient rentrés. Il choisit de renfermer la prisonnière pour éviter qu’ils lui fassent du mal. Il s’envola avec l’animal rubis, profitant de sa liberté, même si cette escapade n’avait l’humeur joviale de d’habitude. Le dragonnier pensait qu’avec la naissance de Thorn et tout ce qu’ils avaient partagé ensemble depuis ces souvenirs, n’étaient plus que des songes lointains, mais en fait ils étaient toujours là tapis, et la détention de Katrina avait tout réveillée. Il se haïssait d’être ainsi faible, en proie à des émotions de terreur pour des choses si lointaines. Thorn lui dit alors : « ton expérience malheureuse avec le jumeaux te permet une meilleure empathie, et donc de mieux la comprendre et ainsi de mieux la connaître.
"La connaître », railla Murtagh.
« Oui la connaître », répondit le dragon.
« Après ce qu’elle a endurait elle ne sera plus jamais la même. Elle sera plus maussade, plus méfiante… je doute que son fiancé la reconnaisse. Elle perdra alors définitivement toute estime d’elle-même. Elle ne rêvera donc plus qu’à une chose mourir, pour en finir avec ces horreurs, car celle la seule façon de les faire disparaître.
Je te connais, je connais un peu Eragon par toi et au travers du combat des plaines brûlantes. Vous êtes bons dans la famille, je suis persuadé que ton cousin ne la rejettera pas.
J’espère. Mais même avec lui, je doute qu’elle puisse redevenir celle d’avant.
Les épreuves nous transforment Murtagh. Inévitablement…mais ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, regarde toi. Plus le roi te fait du mal et plus il renforce ta conviction de lui nuire et ton pouvoir…tu ne t’en rends pas compte »
Dubitatif son compagnon gardait le silence.
« - Elle surmontera ces épreuves, elle a du caractère, souviens toi de la façon dont elle t’a observé quand tu étais dans la cellule et quand tu la nettoyais aussi.
Elle me regardait pendant que je la lavais ?
Bien sûr ! mais tu étais tellement loin que tu ne t’es aperçu de rien. »
Son compagnon était sceptique à ces propos. Alors le dragon ajouta : « tu lui as nettoyé la poitrine ?
- Oui
- A-t-elle des gros seins ?
- J’en sais rien.
- Tu vois !si tu n’avais pas été perdu dans tes pensées tu t’en serais aperçu. C’est que vous remarquez en premier vous les humains ?
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Parce que je me suis baladé dans la tête de beaucoup de tes semblables et quand il croise une femme, ils font tous, dans leur tête des réflexions sur la taille de sa poitrine et sur ses fesses.
- Et en quel honneur t’es tu infiltré dans autant d‘esprits ?
- Pour mon apprentissage. Crois moi c’est très enrichissant et très amusant. »
Le dragonnier grogna. Il détestait l’idée de pénétrer l’esprit des gens pour s’amuser. « On rentre », dit-il, « j’ai faim ».
Les deux compères retournèrent donc à Helgrind où Murtagh finit le lapin de la vieille en regardant Katrina dormir. Elle devait jolie avec son teint pâle et ses longs cheveux à la couleur singulière, il comprenait que son cousin puisse avoir été charmé par la jeune femme. Mais aujourd’hui après sa captivité avec les Ra’zacs, son teint faisait penser à celui de Durza, livide, translucide sous lequel on voyait veines et os. La fiancée de Roran ressemblait plus à un zombie qu’à une future mariée.
Elle se réveilla dans le milieu de l’après-midi. En attendant son réveil le dragonnier avait obéi et fouillé son esprit dans les moindres recoins, il savait désormais tout d’elle. Pour la première nuit depuis son enlèvement elle avait dormi au chaud, n’avait pas rêvé de tortures et de souffrances mais de Roran. Elle se sentait bien, très bien, elle en avait presque oublié sa séquestration. Murtagh souri, il avait réussi à lui réchauffer le corps et un peu le cœur. Le dragon rubis sourit à son tour, cette femme allait aider son petit homme à surmonter les épreuves que lui avaient infligées les jumeaux.
Murtagh lui tendit un bol de soupe mais elle ne put l’attraper, elle n’avait pas assez mangé pour se refaire des forces et ses muscles trop longtemps endormis ne savaient plus comment s’y prendre. Le jeune homme l’aida gentiment puis dit quand elle eut fini.
« Je vous en redonnerai un dans quelques heures. Pas maintenant, votre estomac ne le supporterait pas. Je vais vous mettre debout quelques minutes car votre corps en a besoin. »
Elle ne posa de questions. Encore une fois pas la force. Il la maintint debout quelques minutes, puis l’asseyais sur la couchette. Deux heures après, lui redonna de la soupe, la remit debout et ainsi de suite jusqu’à la tombée. Elle commençait à reprendre des forces, c’était peut-être la dernière nuit qu’elle pourrait passer ainsi sans risques pour lui. Il verrait bien demain. Il se coucha tôt lui aussi, et eut une nuit agitée de cauchemars, il parvint même à réveiller la jeune femme en se débattant dans le plus terrible. Le jour le réveilla et elle aussi. Il lui refit du bouillon. Il lui faudrait du pain, il alla mettre un mot sur la porte où dormaient les Ra’zacs pour qu’ils lui en ramènent bien qu’il n’était pas sûr que ces bestioles immondes sachent lire. Elle l’observait préparer la délicieuse soupe. Son sauveur était charmant. Il n’était pas son sauveur, il faudrait qu’il mette les choses au clair avec elle quand elle aurait recouvré la parole. Une fois de plus il l’aida à boire son bouillon. Il lui expliqua que le programme serait le même que la vieille. Elle hocha la tête. A la fin du troisième bol, elle dit une voix à peine audible : « merci ». Il lui souri et voulut ajouter qu’elle ne devait pas qu’elle ne connaissait pas les raisons de sa présence mais Thorn l’en empêcha. Elle ne redit pas un mot de la journée.
Le lendemain les Ra’zacs avaient faits les courses demandées par le dragonnier.
Alors qu’il préparait le petit déjeuner elle lui demanda d’une voix encore faible : « qui es-tu ?
Je suis Murtagh, le nouveau parjure du Roi. »
Elle l’observa sceptique. Il lui expliqua alors, tout en continuant sa préparation, que Galbatorix, bien qu’ayant éliminé tous les dragonniers avait gardé trois œufs de dragon au cas où. L’un d’eux avait été dérobé par les rebelles et avait fini par éclore pour Eragon. C’est pourquoi les Ra’zacs avait détruit la ferme de Garrow, essayait de capturer Roran et s’étaient finalement rabattus sur elle. En effet, la présence d’un dragonnier signifiait pour lui une menace qu’il voulait éliminer. Malheureusement il avait appris qu’Eragon avait réussi à rejoindre les rebelles. Par conséquent, il avait besoin d’un dragonnier supplémentaire dans son camp en l’occurrence lui. Murtagh n’était pas entré dans les détails, il avait raccourci au maximum. En lui tendant la soupe il ajouta : « je ne compte pas te faire de mal. Ni à toi, ni à Roran, ni même à Eragon. En revanche je suis chargée de capturer ce dernier. » Elle hocha la tête demain elle aurait plus de forces, et aurait tout assimilé.
Les jours qui suivirent Katrina se renforçât petit à petit, Murtagh la fit réintégrait sa cellule après l’avoir nettoyé et agrandi légèrement l’ouverture. Et il essayait de l’éviter. Il restait avec elle le temps de lui servir son repas, de vérifier que tout allait bien. Elle était assez complaisante. En effet, après avoir connu les Ra’zacs Murtagh était un saint.
pour la couleur vous me direz??, même si j'aime pas, mais mon but n'est pas de vous éblouir....quoique
Dernière édition par vanasuada le Mer 23 Juil - 16:50, édité 2 fois |
|  | | Admin Admin

 Nombre de messages: 56 Age: 19 Localisation: France Emploi/loisirs: étudiante Date d'inscription: 06/07/2008
 | Sujet: Re: une suite possible du tome 2 Dim 20 Juil - 19:09 | |
| super couleur
super suite également,
thorn a des remarques très drôle !!!!
normalement tu peux supprimer un message grâce à la croix en haut à droite du message
gbx a ++ _________________ Vise toujours la lune, même si tu rates, tu atterriras parmi les étoiles.//La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.//Qui que je sois au fond de moi, je ne suis juger que sur mes actes//Si l'eau est source de vie, pourquoi coule-t-elle de nos yeux devant la mort? |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 10 Lun 21 Juil - 16:49 | |
| 10 : Les tourments d'un chef
Les troupes royales s’étant repliées, Vardens, habitants de Carvahall et Urgals avaient quitté les plaines brûlantes et rejoint Cithri. La cité était plus proche, et aussi plus facilement défendable. Elle était entourée de deux murailles, la première protéger aussi bien la cité que les fermes alentours, et donc l’approvisionnement en nourriture. En outre, elle était beaucoup plus proche de l’Empire que la capitale Surdane. Cela leur faciliterai donc la tâche au moment de relancer l’invasion quand Eragon et les nains revenus. Orrin avait accepté les Urgals aux seules conditions qu’ils ne s’approchent pas à moins d’une lieue des maisons et des cultures et qu’ils ne fassent aucun mal aux Surdans. Il n’y avait qu’une partie des monstres qui était entrée au Surda, la majorité d’entre eux était restée à la frontière. Cela arrangeait Nasuada car ils avaient accepté de jouer le rôle de sentinelle. De plus, ils auraient été trop à l’étroit au Surda, étant données les conditions émises par Orrin.
Le lendemain de leur arrivée dans la capitale surdane, Nasuada convoqua Roran avec les représentants de Carvahall avant le conseil de guerre. Elle leur demanda alors pourquoi et comment ils les avaient rejoint. Ce fut Roran qui conta toute l’histoire à la suzeraine. Son récit était tellement complet que la reine dût le presser plusieurs fois, non pas que cela ne l’intéressait pas, au contraire, mais le temps lui manquait. A la fin elle demanda à Roran, Horst et Gertrude ce qu’ils comptaient faire maintenant. C’est Horst qui prit la parole.
-« Majesté. J’aimerais un endroit où mettre ma femme et l’enfant qu’elle porte à l’abri. Bien sûr ce souhait s’étend envers toutes les femmes et tous les enfants de mon village. Il est évident que les hommes combattront à vos côtés et vous offriront leur service. Je peux ainsi réparer des boucliers, forger des armes.
- Ma Reine, dit Gertrude, je ne souhaite pas être protégée car je n’ai plus de famille, j’aimerai rester avec les femmes et les enfants de Carvahall jusqu’à la naissance de l’enfant de Horst et Elain, puis je vous rejoindrai. Je ne sais guère combattre mais je peux soigner les blessés.
- Bien, répondit Nasuada, il en sera fait ainsi, un messager Surdan viendra demain matin pour mener ce qui ne peuvent ou ne veulent combattre dans un endroit sûr. »
Puis elle regarda Roran et demanda, bien qu’elle connaissait la réponse, « et toi ?
- Je veux que vous autorisiez mon cousin à m’aider à délivrer à ma fiancée.
- Je ne peux te faire de promesses pour deux raisons : la première est qu’Eragon n’est pas sous mes ordres, donc autorisation ou pas c’est lui qui choisira. La seconde est que je ne maitrise pas l’avenir, je ne sais quand aura lieu la prochaine bataille. Je prie pour qu’elle tarde et qu’Eragon ainsi que les nains soient revenus avant. » Le ton de la chef Vardens était grave. Elle avait du mal à se persuader de ses paroles, elle craignait pour son peuple, et elle n’arrivait pas à la cacher à ses auditeurs.
« Je dois vous laisser des obligations importantes m’attendent. » Elle se leva et sortit.
Dernière édition par vanasuada le Dim 24 Aoû - 10:15, édité 2 fois |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 10 suite Lun 21 Juil - 16:53 | |
| La chef des Vardens pénétra dans une salle somptueuse où l’attendaient, autour d’une table de bois ronde, le Roi Orrin du Surda, l’ambassadeur des elfes Arya Svit Kona, et les membres du conseil des anciens : Jörmundur, Umérth, Falberd, Sabrae et Elessari. Il manquait un représentant des nains. Tous étaient rentrés enterrer leur Roi et aucun n’était resté en tant que représentant pour éviter des conflits diplomatiques entre les différents clans. Tout serait consigné puis envoyé par message lumineux. Il manquait aussi Nar Garzhvog, le chef Urgals, car Orrin avait refusé qu’il sème la panique dans sa cité. Un messager lui ferait donc un compte rendu détaillé.
Nasuada les dévisagea chacun a leur tour avant d’ouvrir la séance. « Nous nous sommes tous réunis ici pour convenir tout d’abord d’un plan de défense convenable en attendant le retour d’Eragon et des nains puis d’un plan d’attaque sachant que le camp adverse compte désormais un dragonnier supplémentaire et dispose encore d’un œuf qui peut éclore en sa faveur à tout moment. » La suzeraine s’arrêta pour reprendre son souffle, elle avait débité cette phrase d’une traite. Tous autour de la table avait le visage grave et soucieux. Ils savaient que si le roi avait fait diversion en repliant ses troupes il serait tous morts dans quelques jours. On voyait sur chaque faciès les engrenages de la réflexion. Il régnait dans la pièce une chaleur étouffante, amplifiée par un silence de plombs qui donnait l’impression à chacun d’être écrasé.
C’est Arya qui brisa le silence. « Les sorciers elfes seront là d’ici deux jours. »
« Certes, lui répondit Sabrae mais ils ne suffiront à remplacer un dragonnier et un millier de nains ! »
« Bien sûr, répondit la princesse elfe d’un ton incisif, mais ce sera mieux que rien et vous n’êtes pas sans savoir qu’un sorcier elfe équivaut à deux humains. Cela renforcera le Du Vrangr Gâta qui est bien trop faible pour pouvoir combattre correctement Galbatorix. En outre nous pourrons réussir à savoir plus rapidement où sont les troupes de l’empire et nous pourrons alors retournés ses soldats ennemis, pour qu’ils se battent entre eux, créer des rebellions avant les combats, pendant qu’ils sont dans leur campement afin qu’ils s’affaiblissent et que leur nombre diminue.»
Sabrae haussa les épaules d’un air faussement inconvaincu.
Avant qu’un débat inutile éclate Nasuada prit la parole. « Il est évident que tout renfort est le bienvenu et ce d’autant qu’il nous permet de savoir plus rapidement, qu’avec nos moyens habituels, de savoir où sont les troupes ennemis et ce, afin de pouvoir réagir le plus rapidement possible à une attaque et de limiter ainsi les dégâts. »
Personne n’y trouva rien à redire, la chef avait parlé.
« Où sont exactement ces sorciers Arya ? » ajouta alors Nasuada.
« Ils sont arrivés au premier groupe d’Urgals. Je viens de réussir à les convaincre qu’il est nécessaire qu’il y en est un dans chaque groupe d’Urgals, afin de pouvoir communiquer plus facilement et aussi de détecter plus tôt l’arrivée de nos ennemis. »
Nasuada sentit que son interlocuteur n’avait pas tout dit elle ajouta donc « et…? »
« Il vaut mieux surveiller les Urgals car je n’arrive pas à leur faire confiance. »
Nasuada haussa les épaules, confiance ou pas, ils n’avaient le choix. Ils avaient besoin de leur aide et elle avait été totale et précieuse lors de la bataille des plaines brûlantes.
L’ambiance ne s’était guère apaisée depuis le début de la conférence. Nasuada demanda si quelqu’un avait quelque chose à ajouter, un autre sujet à évoquer. Personne ne répondit, elle les congédia donc en leur donnant rendez-vous pour un nouveau conseil une fois les sorciers elfes arrivés et une meilleure communication avec les Urgals établis. Elle souhaitait ardemment qu’Orrin change d’avis et laisse venir Nar Garzhvog. Elle préférait avoir son avis direct sans passer par les sorciers elfes. Ceux-ci auraient assez de transmettre les ordres du chef Kulls à ses troupes. Le fait qu’Arya refusait de faire confiance aux Urgals l’incitait à être méfiante dans les relations que les elfes auraient avec eux. Elle préférait autant que faire se peut que ses propos ne soient pas déformés par des intermédiaires trop nombreux.
A la fin du conseil, Arya annonçait que ce serait le dernier auquel elle serait présente car elle devait se rendre aux obsèques de Hrothgar. C’est Myaolïn, le chef du groupe de sorcier qui devait arriver qui la remplacerait.
Nasuada avait besoin de se changer les idées. Elle alla donc au terrain d’entraînement. Elle ne s’était pas battue depuis la bataille et avait besoin de faire souffrir son corps autant que ses neurones.
Lorsqu’elle arriva le terrain était plein. Elle aperçut Roran qui s’entrainait avec Fredric. Le garçon se battait se battait tout en force, il ne prenait pas le temps d’observer et fonçait tête baissée. Face aux Ra’zacs c’était la mort assurée. Elle voulut intervenir mais s’arrêta. Frédric était un excellent maître d’armes, il l’avait certainement remarqué et saurait apprendre au garçon à se battre intelligemment. Elle regarda les autres combattants et avisa un homme assis sur un muret une épée entre les jambes, visiblement sans adversaire. Ça tombait bien puisqu’elle en avait besoin d’un. Le garçon était grand, avec une carrure impressionnante et une belle crinière blonde. Il avait à peu près son âge. Elle s’approcha de lui, le regarda droit dans les yeux et dit : « en garde. » Son adversaire la dévisagea des pieds à la tête, pendant un long moment à tel point qu’elle finit par se sentir gênée. Jamais on ne l’avait observée de cette façon, comme si le jeune homme découvrait une nouvelle espèce. Soudain, elle le vit rougir. Que lui arrivait-il donc ?? Elle l’observa alors de façon insistante cherchant à savoir ce qui le troublait tant. Lasse d’attendre elle plaça son épée sous sa gorge et dit : « j’ose espérer que le jour d’une bataille vous serez plus vifs à vous mettre en garde et à attaquer. »
- Bien, bien sûr, Madame, Majesté. »
Nasuada sourit, c’était donc ça ! Allez assez attendue à l’attaque. Elle le regarda droit dans les yeux et dit « voyons comment vous combattez. » comme Roran, il attaquait tout en force et sans en réflexion. En outre, on voyait que c’était l’une des premières fois qu’il maniait une épée. Patiente, la chef Vardens lui donna une multitude de conseils. Cela demandait beaucoup moins d’efforts à ces muscles qu’un vrai combat, mais lui changeait les idées. Cela dura plus d’heure. Elle s’arrêta quand elle vit que trop épuisé son adversaire ne pourrait plus rien emmagasiné de plus aujourd’hui. A peine avait-elle fini de saluer, que Frédric l’accosta. « Un petit combat majesté ? »
- Bien volontiers, répondit celle-ci. »
Le terrain de combat dont l’affluence n’avait pas diminué depuis l’arrivée de Nasuada, se trouva soudain plongé dans le calme en dehors du choc des épées des deux combattants et de leur respiration haletante. Les fentes et les feintes s’enchainaient des deux cotés. Nasuada était plus petite et moins forte que le maitre d’armes, mais elle était aussi plus rapide et plus agile. La force de Frédric semblait souvent acculer la chef Vardens mais celle-ci arrivait toujours à se sortir de ces situations à force de ruses. Personne n’aurait pu parier avec certitude sur le vainqueur, tant la balance oscillait rapidement d’un côté puis de l’autre. Parfois, on avait l’impression que l’homme était épuisé par la vitesse de déplacements de son adversaire mais il s’en sortait toujours in extremis. C’est la tombée de la nuit qui libéra les deux adversaires tous deux à bout de force. Alors qu’ils se saluaient et se félicitaient, les applaudissements étaient nombreux. Roran avait assisté au combat avec Baldor et Albriech, le reste du village les avait rejoints en voyant l’attroupement. Ils avaient un peu douté quand le cousin d’Eragon leur avait rapporté que les Vardens étaient dirigés par une femme, mais là elle venait de gagner leur confiance et leur admiration. Albriech semblait être le plus impressionné par la jeune femme. Si jeune, et pourtant si maligne et si forte. Il pinçait d’admiration pour elle et sa mère le remarqua. « C’est une reine Albriech, ne te fais pas d’illusions. En outre, je doute que ses obligations lui permettent de papillonner. » Le garçon fit la moue, il y a des moments comme ça où l’on déteste ses parents, surtout quand ils ont raison.
C’était une bonne idée de se rendre au terrain d’entraînement. Cela lui avait le plus grand bien. Elle avait ainsi pu s’évader de ces soucis quotidiens, comme la façon de vaincre l’empire et son nouveau dragonnier. Elle n’avait pas parlé de son plan lors du conseil de guerre. En effet un compte rendu détaillé serait envoyé aux nains qui s’opposeraient à cette idée uniquement pour pouvoir se venger l’assassin de leur roi. Nasuada était peiné par la mort de Hrothgar. Le nain était un homme bon qui les avait toujours soutenus, se mettant ainsi à dos bons nombres de clans. Mais sa mort faisait partie de la guerre, comme celle de son père. Tout comme le retournement de Murtagh. Elle espérait trouver une solution pour pouvoir le faire revenir dans leur camp, mais elle doutait d’en être capable sans l’aide des elfes. Il faudrait qu’elle en parle à Arya mais la chef Vardens craignait la réaction de celle-ci. Mieux valait attendre les rapports des espions.
Elle dina rapidement en essayant de penser au garçon le moins possible. Et se coucha tôt. Ce soir la nostalgie l’emportait sur ces devoirs. Elle s’allongea en se remémorant les moments que, petite fille, elle partageait avec son père. Elle n’avait pas connue sa mère mais avait eu une enfance chérie et heureuse chez les nains. Elle regrettait de ne pas avoir pu se rendre à Farthen Dur rendre un dernier hommage à Hrothgar. De plus cette cité était pleine de souvenirs, toutes ces premières fois : premiers pas, premiers rires, premiers mots, premières colères, premiers amis, premiers pleurs, premiers combats, premiers baisers…
Elle se retourna et tenta de chasser toutes ces idées pour se concentrer sur demain, sur la suite de la guerre. Elle devait mener ces hommes à la victoire et veiller à une promesse faite à l’homme qu’elle aimait… non qu’elle avait aimé. L’Empire ne sombrerait pas dans une guerre civile, elle ferait tout pour cela. Sur cette idée de réussite, elle parvient à trouver le sommeil, pas celui du juste, elle ne le connaissait depuis la mort de son père, mais au moins elle ne ferait pas nuit blanche, cette fois. Demain, certainement.
Dernière édition par vanasuada le Ven 25 Juil - 18:00, édité 1 fois |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 11 Mer 23 Juil - 16:42 | |
| 11 protége ton esprit Katrina avait recouvré toutes ses forces. Elle avait essayé de s’enfuir en assommant le dragonnier qui lui avait laissé croire qu’elle avait réussie. Une fois en haut elle s’était aperçue que la seule issue était la mort. La dragonnier était alors arrivé derrière elle et lui avait d’un ton moqueur.
« Avez-vous des ailes, Mademoiselle ? »
Elle s’était alors retourné et l’avait regardé droit dans les yeux. Ceux de la jeune femme lançaient des éclairs inquiétant. Elle lui avait dit alors d’une voix qu’elle essayait de rendre charmeuse.
« Je m’ennuie ici. Je reste toute la journée enfermée à tourner en rond ne pourrions nous pas faire autre chose. »
Elle ne savait pas que le garçon n’entendait pas ses paroles, mais écoutait au fond de son âme ses intentions. Visiblement tous les moyens étaient bons pour partir d’ici. Il refusa ses avances.
« Je ne suis point de ses hommes qu’on soudoie avec un avec un joli sourire. »
Elle le regarda droit dans les yeux et lui répondit avec un sourire coquin, « je peux vous offrir bien plus que des sourires. »
Son interlocuteur sourit. « M’assomez ne vous servira à rien, car vous serez toujours coincé en haut de cette tour. Et comment garderais-je confiance en vous si à chaque fois que je vous tourne le dos je me prends un coup de buche derrière le crâne. »
Elle lui fit un semblant de sourire, tant pis elle offrirait sa virginité à cet homme si c’était la seule façon de partir d’ici. Roran comprendrait. Du moins l’espérait-elle. Comment pouvait-elle faire autrement. Le garçon l’interrompit. « vous me dites que vous vous ennuyez Katrina ?
- c’est exact, » répondit-elle
- J’ai une proposition à vous faire. Avant de coucher ensemble je vous propose d’apprendre à protéger votre esprit ainsi Eragon ne saura rien de ce qui s’est passé entre nous et ne pourra rien révéler à votre fiancé.
- Protéger mon esprit ? qu’est ce que ça signifie ?
- Ça signifie qu’actuellement tous les magiciens peuvent lire vos pensées, mais aussi vos souvenirs comme dans un livre ouvert. Donc à l’instant où Eragon vous libèrera, il saura tout de vous et de ce qui s’est passé ici.
La jeune femme était horrifiée. On pouvait donc tout savoir d’elle rien qu’en se trouvant à proximité. Non c’était impossible, il bluffait. Mais que voulait-il obtenir. Son corps ne lui suffisait pas. Elle se demanda alors s’il était vraiment meilleur que les monstres qui l’avaient kidnappée.
« Je ne pense pas être meilleure, mais j’espère ne pas être pire, peut-être que les Vardens ne seront pas de cet avis mais qu’importe. »
Ainsi c’était donc vrai. Il pouvait lire dans ses pensées. Quel horreur. Elle crut que ses jambes allaient défaillir, mais elles arrivèrent à supporter le poids de son corps et de la nouvelle. Sans s’en rendre compte elle avait trahi Roran. Elle se mordit la langue jusqu’au sang. Le dragonnier la prit alors par le bras et la conduisit dans sa cellule. Sous le choc elle le suivit sans faire d’éclats. Elle avait trahi Roran, à cause d’elle son fiancé allait mourir sous la torture des monstres voilés. Des larmes commençaient à ruisseler sur ses joues.
Murtagh n’avait pas prévu cette réaction comment allait-il donc s’y prendre pour que la jeune femme apprennent à protéger son esprit. En effet c’était la solution sine qua non, pour qu’il réussisse sa mission : transformer la jeune femme en espion contre son plein gré. En outre, il préférait qu’Eragon ne sache pas qu’il avait partagé des moments intimes avec la jeune femme. Son frère lui en voulait assez, et il n’apprécierait pas qu’il est nettoyé Katrina comme une enfant, il interprèterait ses intentions de façon négative. En plus, il rapporterait très certainement tout ce qu’il apprendrait à sa suzeraine, et il n’avait pas besoin de ça pour que Nasuada le déteste. Bah il profiterait de ses expéditions nocturnes pour y réfléchir. En attendant il allait s’allonger un peu.
Murtagh vola plusieurs heures. Une fois rassasiée les Ra’zacs surveillaient la jeune femme avec l’interdiction formelle de l’approcher. Il redoutait tellement la magie qu’ils obéissaient aveuglément au jeune homme. Profitant de la quiétude de la nuit Murtagh songea à tout ce qu’il avait à faire. Transformer Katrina en espionne sans qu’elle s’en aperçoive et que les Vardens une fois qu’il l’aurait récupérer ne s’aperçoivent de rien en fouillant son esprit. Mais ça, ça allait il avait compris comment faire, bien que personne ne lui ait appris. Cela lui avait aussi permis de comprendre comment le Roi faisait pour avoir autant d’influence sur lui. Ensuite, il s’étonné qu’Eragon ne soit toujours venue libérer Katrina, c’était dans son caractère de vouloir sauver tout le monde. C’était d’ailleurs l’une des choses chez son frère qui l’exaspérait autant qui l’admirait. Est-ce que les sentiments de Katrina pour Roran n’étaient pas réciproques ? Même dans ce cas la nature de son frère aurait emmené le garçon au secours de la villageoise rousse. La solution la plus envisageable était que les elfes l’en ait empêché. La transformation de son frère l’intriguait toujours autant. Le Roi n’avait rien laissé entendre à ce propos et Murtagh n’avait pas eu le temps pour trouver des livres pouvant traiter de ce sujet. De toute façon le Roi les avait certainement détruits. Tout de même il aimerait savoir. Thorn ne semblait avoir plus de connaissances que lui à ce sujet. Ils volaient tous les deux pendant plusieurs heures, et aussi loin qu’ils aillent le fil qui le reliait à l’esprit de Katrina ne s’effilochait pas. C’est aussi pour ça qu’il tenait à ce qu’elle sache le protéger. Il ne tenait à ce qu’on remonte à lui par ce biais. Bon comment allait-il convaincre la jeune femme ?
« Tu t’introduis dans son esprit et tu lui mets dans le crâne qu’il faut à tout prix qu’elle sache protéger son esprit. Rien de plus facile à faire puisqu’elle n’a aucune défense. »
Le dragon rouge avait raison c’était la solution la plus simple et la plus rapide même le garçon ne l’appréciait pas. Il n’avait pas le temps de chipoter. Il avait déjà trop attendu.
Il ne lui restait plus qu’à aller se reposer un peu avant de passer à l’action.
Après quelques heures de sommeil, il se rendit auprès de la jeune femme et lui servit son petit déjeuner.
« Bonjour, dit-il, bien dormi ?
- Oui », répondit-elle intriguée. D’habitude le jeune homme déposait le plateau à l’entrée et s’en retournait.
Alors qu’il quittait la pièce Katrina dit : « je veux bien que vous m’appreniez à protéger mes pensées.
- Parfait, nous commencerons des que tu auras fini de déjeuner. »
Parfait était le mot juste, l’idée que Roran sache qu’un homme autre que lui avez vu et touché son corps. Merci mère Culpabilité. Il remonta déjeuner et pour une fois il était de bonne humeur. Il n’avait pas besoin de forcer la jeune femme pour lui apprendre ce dont ils avaient besoin.
Peu de temps après, il était avec la jeune femme qui souhaitait toujours autant se sauver mais tenait avant tout à ce que son fiancée ne sache rien de ce qui lui été arrivé.
Murtagh lui répéta alors les mots de son père « l’esprit est un sanctuaire qu’il faut protéger à tout prix. » il savait à peine parler quand son père avait prononcé ses mots la première fois, il les avait ensuite répété plusieurs fois. C’est sa mère qu’il lui avait appris à protéger le sien, jusqu’à ce qu’elle parte pour cacher sa grossesse. Son père avait ensuite pris le relais. Sous son professorat Murtagh avait souffert, mais cela lui avait été utile toute sa vie et l’était encore. Il considérait d’ailleurs que c’était la seule chose que son père ait fait de bien pour lui.
Puis il l’expliqua que ce serait beaucoup de théorie pour aujourd’hui, car pour pouvoir protéger son esprit elle devait savoir ce que c’était et tous ce que pouvait faire d’éventuelles adversaires si ils y pénétraient. Le visage de son interlocutrice montra alors une certaine horreur qui renforça son envie d’apprendre. Il faut dire que Murtagh avait su choisir les bons exemple comme par exemple qu’en ce temps de guerre, le Roi ayant les plus grands sorciers dans son camp et Roran s’étant clairement opposé à sa Majesté il serait facile à l’empire de lui faire assassiner son fiancée. Et ce, malgré tout l’amour qu’elle lui portait et le fait qu’elle souhaitait tout le contraire. Katrina aimait beaucoup trop Roran pour prendre ce risque. Pour Murtagh c’était du pain béni, il n’avait plus de résistance de la part de la jeune fille. Comme elle était très intéressé, il prolongea la séance et lui expliqua comment se protéger. Comment barricader son esprit avec des remparts solides. Les jours suivant seraient fait de pratique. En apprenant à la jeune à dresser des murs autour de son esprit, il se créait une micro-fissure que seule lui pourrait remarquer et qu’il lui permettrait d’avoir toujours un contact la jeune fille. Pendant plusieurs semaines cette activité occupa les deux jeune gens dont les contacts s’arrêtaient là. Non pas, que Katrina n’est pas réessayé d’utiliser son charme dans l’espoir que le jeune homme s’enticherait d’elle et l’emmènerait dans un endroit plus agréable, avec une possibilité d’évasion. Mais Murtagh était inflexible, car même s’il avait peu de chance de récupérer l’estime qu’il avait perdue auprès d’Eragon et de Nasuada mais s’il pouvait éviter de donner des raisons supplémentaires à ses anciens amis de mettre sa tête à prix, il le ferait.
voilà alors le suivant est écrit mais pas du tout corrgier donc voilà j'aurais besoin d'un correcteur (ou une) et pas seulment pour l'orthographe...
edit : les 2 prochains chapitres sont sur Eragon
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|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: debut chap 12 Ven 25 Juil - 18:51 | |
| 12 : le choix d'un chef
Eragon se sentait tout léger. Son séjour chez les elfes l’avait apaisé, bien que bons nombres de ces questions restées sans réponse. Il était un peu en colère contre Oromis qui n’avait pas cessé de repousser le moment de lui donner des réponses, prétextant qu’ils n’avaient que très peu de temps pour leur apprendre tout ce dont ils avaient encore besoin. Toutefois l’elfe c’était proposé pour aller libérer Katrina à sa place. Cette solution ne satisfaisait pas le jeune homme. C’était la fiancée de son cousin qui se trouvait dans cette situation par sa faute. Il estimait que c’était à lui d’y aller mais le vieil elfe avait insisté et Saphira l’avait appuyé en disant qu’Oromis était la voix de la sagesse et de l’expérience. A un contre trois Eragon n’avait pas eu son mot à dire. Et alors que Saphira et lui décollaient pour Farthen Dur, leurs professeurs s’envolaient pour rejoindre les Vardens et Roran. Islanzadi était venue les saluer et leur souhaiter bonne chance. Elle annonça aussi à Eragon qu’elle avait envoyé une troupe d’une vingtaine de guerriers pour venir en aide à Nasuada. Ils étaient partis depuis trois jours et Oromis et Glaedr les rejoindrait ce soir. Ensuite le vieil elfe et son ami doré resteraient avec les Vardens où ils remplaceraient qui était partie à Farthen Dur pour assister aux funérailles du roi des nains. Cela lui permettrait aussi de terminer la formation d’Eragon et d’équilibrer les forces en mettant dans la balance deux dragonniers partout.
Saphira n’avait rien dit à Eragon mais elle savait que le but des elfes était d’éliminer Murtagh et d’éviter à son petit homme une confrontation avec les Ra’zacs. Elle avait sentie que le vieil elfe n’avait nullement l’intention de venir en aide au dragon rouge et à son dragonnier. Mais elle n’avait rien dit, car elle n’avait pas réussi à trouver d’autres solutions pour endiguer la menace que représentait le frère d’Eragon. Et si elle était inquiète ce n’était pas pour le parjure, mais pour ses professeurs. Si Murtagh était à Helgrind leur chances de le battre étaient infimes, et elle n’osait pas imaginer le résultat si les Ra’zacs s’y trouvaient aussi. Elle doutait qu’Eragon puisse continuer à tenir le coup si on lui enlevait son maitre et son cousin. Même si elle n’arrivait pas à faire totalement confiance aux elfes. Les paroles d’Angela résonnaient toujours dans sa tête et trouvaient un écho dans le comportement d’Islanzadi. En effet, pourquoi avait-elle attendue aussi longtemps pour envoyer des renforts à Nasuada. Ça faisait plus de trois semaines qu’elle avait eu la missive de la chef des Vardens, et seulement trois jours que des soldats étaient partis les aider. Pourtant la situation des Vardens aurait difficilement pu être pire : opposés à des troupes plus nombreuses, devant combattre sans leur dragonnier et les nains. Saphira était mecontente de partir sans avoir réussi à trouver d’explications sur le comportement du beau peuple.
Eragon rêvassait alors qu’ils survolaient le Du Weldenvarden. Il allait revoir Arya. La princesse elfe lui manquait. Même si elle ne voulait pas de lui, il n’arrivait pas à effacer ses sentiments pour elle. Rares étaient les soirs où il ne s’était pas endormi en voyant son doux visage, aux formes et aux contours parfaits. Même les fois où il avait réfléchi pendant des heures sur la façon de secourir son ainé, il avait pensé à la jeune femme. Hier il avait insisté auprès de Glaedr et Oromis pour savoir comment venir en aide à Murtagh. Ceux-ci avaient alors répondus : « en tuant Galbatorix ». Ils lui avaient ensuite répétées ce qu’ils lui avaient déjà enseigné à savoir qu’il n’y avait que deux façons de défaire un serment : soit en être délivré par celui à qui il a été fait, soit que cette personne meurt. En bref, deux choses qui semblaient impossibles à Eragon de réaliser. Le Roi ne délivrait pas Murtagh et le ferait tuer avant d’être mort. La chose la plus importante de leur apprentissage avait été de savoir comment découvrir son vrai nom, et Saphira et lui n’en étaient pas loin. Il connaissait déjà celui de la dragonne,. [/font">[/color]
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|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: fin chap 12 Mar 29 Juil - 3:48 | |
| Quelques heures plus tard ils posaient pieds sur les rives du lac de Tarnag. De là, ils reprendraient les tunnels, comme ils l’avaient quand ils avaient quittés Farthen Dur pour se rendre à Ellesméra en compagnie d’Orik et d’Arya. Les Montagnes étaient trop hautes pour les survoler, ils devraient donc marcher de longues heures dans l’obscurité. On leur ouvrit les grandes portes avant qu’ils ne se soient annoncés. De toutes évidences, le dragonnier et sa compagne étaient attendus. Il y avait là quatre soldats plus un jeune page. Eragon reconnut immédiatement le jeune Jarsha. Le nain s’adressa alors à lui.
« - Bonjour à vous Tueur d’Ombres et Dame des airs. On m’a chargé de vous conduire dans ce dédale de galeries.
- Merci Jarsha, répondit humblement le garçon. Est-ce qu’Orik est arrivé ?
- Oui, Monsieur, avec la dépouille de notre Roi. » En formulant cette réponse son visage s’affaissa. Il ne faisait aucun doute qu’il appréciait son Roi. Sa peine était sincère.
Saphira donna un petit coup de museau tout doux au jeune nain et lui dit : « Hrothgar était un homme bon et fort, qui est mort en héros pour lutter contre celui qui opprime toutes les libertés. C’était un homme courageux, qui savait aussi bien se battre qu’être à l’écoute de ses semblables. Il nous manquera à tous. » Une larme roula sur la joue du garçon, tandis qu’Eragon sentait les siens le picotaient. Ils ne reparlèrent plus de tout le trajet.
Le trajet déjà long, leur sembla durait une éternité du fait de l’ambiance funeste. Quand ils avaient quittés la cité naine, ils venaient d’enterrer Ajihad et maintenant ils y revenaient pour mettre Hrothgar dans la pierre aux côtés des rois nains défunts. La porte s’ouvrit devant eux. Orik était là avec deux autres membres de son clan. Il étreignit vigoureusement et chaleureusement le garçon, puis salua la dragonne.
« - Bonjour Skulbaka. Nous… mais tu as une nouvelle épée Eragon ! Montre ! Elle est superbe, c’est un cadeau des elfes ?
- Pas vraiment
- Comment l’as-tu eu ?
- C’est une longue que je me propose de te conter en même temps qu’à Nasuada et Arya. »
Le nain grommela mécontent de ne pas avoir le droit à l’exclusivité de son ami et de devoir attendre. Puis il demanda au garçon : « Elle est si longue que ça cette histoire ?
- Oh oui !
- Dans ce cas tu as raison mieux vaut que tu me la racontes une autre fois. Nous devons élire le nouveau chef du Dûrgrimst Ingeitum. Hrothgar sera empierré demain et l’élection du nouveau roi des nains aura lieu la nuit même, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre en des temps aussi troublés. Et comme je te l’ai déjà expliqué ce sont les chefs des clans qui choisissent parmi eux le nouveau roi, c’est pourquoi nous devons aller de ce pas rejoindre les membres du Dûrgrimst Ingeitum pour décider de qui remplacera Hrothgar.
- D’accord », répondit Eragon un peu bousculé par son ami qui marchait à une vitesse incroyablement rapide vu ses petites jambes. En plus ses yeux n’avaient pas encore eu le temps de se réhabituer à la lumière du jour.
Ils retrouvèrent rapidement devant une salle à la porte entrouverte où se tenaient plusieurs dizaines de nains. Le clan d’Orik, et le sien. Une femme âgée prit la parole. Eragon pensa qu’elle devait être l’aînée du groupe. Elle demanda qui souhaitait prendre les responsabilités du défunt Hrothgar après les avoir explicitées. Cinq nains levèrent la main parmis lesquels se trouvait Orik. Il y avait Garik un nain à la forte corpulence, aux mains immenses et aussi calleuses que celle d’Horst. Martrar était blond, et était le plus jeune prétendant au poste. Beltrag avait le visage marqué de ceux à qui la vie a fait endurer trop de souffrance. Le visage du dernier candidat respirait la sagesse, mais Eragon se doutait que sa sagesse lui soufflerait de ne pas prendre part à la lutte des Vardens afin de conserver l’unité au sein des nains. Il connaissait Orik et il savait que ce dernier ferait un très bon chef de guerre et participerait au combat contre Galbatorix. Il consulta la dragonne qui lui confirma qu’il faisait le bon choix. L’aïeule écrivit en runes naines les noms des cinq volontaires, puis distribua à toutes les personnes présentes un papier et un morceau de charbon pour écrire son choix. Mais avant chacun du faire un topo de quelques minutes chronométré par un magnifique sablier en cristal taillé. Les sculptures cristallines représentaient sur la partie supérieure des nains forgerons. Et sur la partie basse des nains au combat portant un heaume semblable à celui que Hrothgar lui avait offert. Sur les socles en bois étaient pyrogravés les insignes du Dûrgrimst Ingeitum. Eragon admirait le travail du cristal, pendant que chaque candidat discourait en langage nain sur les qualités qu’il avait à offrir au clan. Enfin chacun dut noter le nom de la personne qu’il choisissait pour diriger le clan.
Une fois que chacun eut mis son papier dans la boite en fer forgé, gravé du même style de dessins que les sculptures du cristal, l’aïeule l’ouvrit et demanda à un nain d’aller chercher deux enfants pour lire les vélins et noter les résultats. Elle précisa qu’ils ne devaient pas faire partie de la famille des candidats.
Pendant qu’on allait chercher les enfants un nain, plus grand que la moyenne se leva et alla chercher un fut d’hydromel et un fut de bière. Le voyant arrivé ainsi chargé un autre alla prendre des verres. Les deux hommes se regardèrent et échangèrent un clin d’œil. Celui qui avait ramené les boissons dit alors : « en attendant les résultats, buvons à la santé du nouveau chef du Dûrgrimst Ingeitum. » Chaque nain prit alors un verre et trinqua. Orik n’avait pas oublié son ami à demi-elfe et sa compagne. Alors qu’une deuxième tournée débutait, Eragon fit promettre à Saphira de ne pas s’enivrer comme la dernière fois. La dragonne grogna gentiment et déclara que les nains devaient avoir le même souvenir que lui puisqu’ils ne lui donnaient que les fonds de fût. Le dragonnier sourit, et sa camarade le gourmanda de se moquer d’elle. Bizarrement, ils étaient tellement bien en train de boire et de discuter que personne ne faisait attention aux papiers qui se dépliaient et aux noms qui s’annonçaient. Eragon jeta un coup d’œil au tableau et vu que cela se jouait entre Orik et le vieux sage. Un peu plus loin on trouvait Beltrag. Les nains choisirent de s’arrêter à deux tournées, pour pouvoir mieux repartir une fois qu’ils auraient connaissance du nom de leur nouveau chef. Le suspense dura jusqu’au deux derniers bulletins. C’était désormais Orik le chef du Dûrgrimst Ingeitum. Si les chefs de clans l’élisaient, il continuerait alors sur la route tracée par Hrothgar. C’est après les funérailles que serait élu le successeur du défunt Roi des nains. Orik serra les mains de tous ces adversaires qui le félicitèrent. Et offrit à Eragon une nouvelle accolade. Il ouvrit ensuite ses bras à Saphira, comme s’il voulait elle aussi l’enlacer et la regarda. Cette dernière avança alors doucement son museau et lui un petit coup de langue sur la joue. Tous les membres du Dûrgrimst Ingeitum avaient observé la scène, et beaucoup avaient éclaté de rire en voyant l’air bête de leur nouveau chef au moment la dragonne le léchait. Mais c’était sans aucune arrière-pensée car tous savaient qu’ils n’auraient pas été beaucoup plus malins dans une telle situation. Aucun nain n’avait reçu de baisers de Dragon avant Orik. Le barde assura alors que dès les funérailles de Hrothgar terminés, il le chanterait dans toutes les villes naines. La bière et l’hydromel coulaient maintenant à profusion.
Epuisé le dragonnier demanda à son nouveau chef si il pouvait se coucher.
« Je suis déçu que tu ne reste pas plus longtemps, mais je ne t’en veux pas. Demain sera un jour long et difficile pour nous tous. Tu as les mêmes appartements que la dernière. Sauf si cela te pose un problème.
- C’est parfait Orik. Merci et encore toutes mes félicitations
- Nos félicitations, » le sermonna mentalement Saphira.
- Saphira te félicite elle aussi, elle est très fière d’être amie avec le nouveau chef du Dûrgrimst Ingeitum
- Merci mes amis et bonne nuit.
- Bonne nuit Orik. »
Et ils s’en allèrent. L’élection d’Orik était déjà une bonne chose de faite mais il ne faisait aucun doute que le nain avait raison en affirmant que la journée de demain serait longue et difficile. Enfin, comme le lui avait enseigné Garrow est un autre jour. Il s’allongea détendu, satisfait d’avoir retrouvé son ami nain, mais déçu de n’avoir pas vu Arya. Il s’endormit en pensant à son magnifique visage.
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|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 13 Mar 29 Juil - 3:51 | |
| 13 : Funérailles d'un roi
Des bruits de pas feutrés réveillèrent le dragonnier. Il sentit quelqu’un s’asseoir sur son lit tel un félin. Il pensa à Solembum et se dit qu’il n’avait aucune envie de faire des devinettes juste avant les funérailles de Hrothgar. Il ouvrit les yeux et vit Arya. Son cœur s’emballa, un grand sourire apparut sur son visage et ses joues rosirent. Dans sa tête Saphira ricana. Eragon grogna intérieurement pour calmer sa compagne.
« Alors » dit Arya, « comment s’est passé ton séjour dans le Weldenvarden ?
- Très bien, répondit le garçon.
- Je t’ai emmené le petit déjeuner.
- Merci. »
Elle avait sur ses genoux un plateau avec du pain, du miel, du beurre, du fromage, de la confiture et du fromage. Un verre avec un liquide pâteux à la couleur d’un rose gris-vert et une carafe de lait. Le garçon fixait le contenu peu appétissant du verre. L’elfe s’en aperçut et dit : « qu’est ce qu’il y a tu n’aimes pas les garvoirs ?
- Les quoi ?
- Garvoirs. Ce sont des fruits nains. Des petites graines bien juteuses à l’intérieure d’une écorce allant du vert au rouge. Ils disent que c’est plein d’énergie et vu la journée qui t’attend tu vas en avoir besoin. Saphira m’a dit qu’Orik était le nouveau du Dûrgrimst Ingeitum. C’est une bonne chose pour nous, » lui dit-elle avec un grand sourire et un petit clin d’œil que le garçon se demanda comment interprétait. Il choisit d’attaquer son petit déjeuner, Saphira lui souffla que la princesse ne devait pas être là que par gentillesse. Eragon n’en avait que faire, ils étaient tout les deux en tête-à-tête et il prit le parti d’en profiter au maximum et donc de ne pas devancer les questions de l’élue de son cœur. Tout en se remplissant l’estomac, il observait l’elfe du coin de l’œil. Il la trouvait toujours aussi belle. Tous les doutes sur le beau peuple suggérés par Saphira s’envolèrent. Arya ne pouvait pas nuire, elle était avec eux. D’ailleurs si ce n’était pas le cas elle ne serait pas ici. C’est incroyable ce que Saphira pouvait devenir paranoïaque envers les femmes qui lui plaisait. C’est ahurissant à quel point la dragonne pouvait être possessive. Pour la peine, il lui coupa son esprit. En outre il tenait à garder intimes les moments partagés avec Arya.
Saphira retint un ricanement. De là où elle était elle voyait toute la scène. L’elfe observait Eragon à la manière d’un oiseau de proie cherchant à sonder les pensées du jeune homme, n’osant pas lui poser ouvertement les questions. Elle était sûre que la princesse elfe et son peuple cachait des choses et que leurs objectifs ne s’arrêtaient à enlever le trône à Galbatorix. Mais son petit homme têtu était aveuglé par ses sentiments et se laissait impressionner par l’apparence des elfes.
Quiconque aurait vu la scène aurait été surpris par la ressemblance entre la dragonne et l’elfe. Toutes deux avait le même regard sur l’objet de leur attention. Et l’on avait l’impression de voir de rivales : la première surveillant la seconde qui essayait de lui chaparder son bien. J’ai besoin d’un coup de main sur la rédaction de ce paragraphe. Pour le rendre drôle.
C’est finalement Eragon qui brisa le silence, il aimait la voix de l’elfe autant que son visage. Et puis, il était aussi extrêmement curieux et savait la princesse était la dernière à avoir quitté les Vardens. Il lui demanda donc des nouvelles du front. Arya lui expliqua alors que les rebelles avaient rejoint Cithri et préparaient une attaque contre Melian dés leur retour et « sauf si le parjure ne soit dans les parages dans ce cas, ils attendraient l’arrivée des nains, à moins que ceux-ci se retirent de la bataille, cela va de soi. » Visiblement Nasuada ne changeait pas ses plans même si elle avait dû les modifier. La jeune femme prenait des risques et Eragon se demandait si ce n’était pas trop. Voyant son air interrogateur, l’elfe ajouta alors : « quelques uns de nos hommes se sont mélangés à la population de la ville pour préparer les habitants. D’après les sorciers elfes, les Mélianais s’allieront à nous, alors si des troupes royales patrouillent sinon il n’y aura pas de combats. D’autres hommes sont Feinster et Aroughs pour les mêmes raisons. Ainsi nous bénéficierons d’un port et peut-être de l’aide des îles alentours qui selon certaines sources ne sont pas pro-empire. Une fois ses trois villes prises nous attendrons. Nous aurons de l’espace pour reprendre des forces.
- Les villes conquises dépendront du Surda ?
- Je m’y suis opposée et Orrin semble penser que le Surda est déjà bien assez et nécessite assez de travail. Donc non, je pense que les Vardens auront enfin un territoire ce qui devrait leur permettre de prendre l’ampleur et d’ainsi mieux faire entendre leur voix. Le conseil voit aussi ici l’occasion pour les leurs de s’aggrandir en se mariant avec les femmes des villes. »
Tout cela semblait épuisant à Eragon, cette guerre allait durer encore longtemps. Il se demandait si Saphira aurait un jour l’occasion de connaître un monde paisible semblable à ce qu’il avait vécu à Carvahall aux côtés de Garrow et Roran. Quel idiot ! il n’avait même pas demandé de ses nouvelles à l’elfe comme si la guerre était plus importante de le seul membre restant de sa famille. Il répara immédiatement son erreur.
« Quand je suis partie ton cousin et les habitants de ton village se portaient à merveille. Tous apprenaient à se battre. Nasuada s’est même fait le temps d’un combat le maitre d’arme du fils du forgeron. Puis elle a mis dans sa poche tous les sceptiques en livrant un magnifique combat face à Frédric. C’était il y a un peu moins de trois semaines, juste avant mon départ. »
Bien qu’anciennes ses nouvelles rassérénèrent le dragonnier. Son petit déjeuner était terminé mais il ne pouvait se lever. Tellement las, la vieille il s’était déshabillé et couché sans mettre sur lui le moindre vêtement. Il se demandait comment congédier son amie. Il ne pouvait pas lui dire qu’il était nu comme un ver. Soudain une idée surgit. Il rouvre alors son esprit à Saphira et demande le plus gentiment possible à la dragonne : « j’ai besoin de ton aide il faut sortir Arya pour que je puisse me préparer.
- Tu n’as pas besoin de moi.
- Saphira s’il te plait.
- Remercie la pour le petit-déjeuner, dis lui que tu dois te préparer et que je suis jalouse de ne pas avoir le droit à autant d’attention.
Le garçon ne rapporta que la dernière partie espérant que cela suffirait.
« Ah ? dit la princesse. Je pensais que les dragons préférer chasser plutôt que d’être nourris. Je vais aller m’excuser. » L’elfe sortit. Super, le plan du dragonnier avait marché. Celui de Saphira aussi elle allait pouvoir essayer de tirer les vers du nez de l’elfe, car elle était persuadée qu’elle ne pourrait l’éloigner de son garçon. Elle n’avait donc qu’une solution surveiller son adversaire et tenter de devancer ses attaques.
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|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: fin chap 13 Mar 29 Juil - 16:10 | |
| Eragon avait fait confectionner sa tenue de funérailles par les meilleurs couturiers elfes, dans un somptueux tissu noir. Elle était composée d’une chemise aux manches bouffantes, par-dessus laquelle il portait une cape et un pantacourt amples resserré dans des bottes de cuir noir. Rhunon lui avait confectionné un pendentif en argent représentant les armureries du Dûrgrimst Ingeitum, sur une grosse chaîne finement forgée comme elle seule savait faire. Il était rasé de prêt avait noué ses cheveux en arrière. Les soucis l’avait fait maigrir et il sursauta en se regardant dans le miroir. Il ressemblait de plus en plus à son frère, il se demandait comment il arriverait à continuer à cacher sa filiation aux nains. Il ne faisait aucun doute que sans la transformation des dragons il l’aurait déjà remarqué. Heureusement qu’Orik et les siens pensaient Murtagh décéder. Il choisit donc de garder les cheveux détachés.
Saphira portait l’armure confectionnait par les nains, a l’exception du casque. Elle avait demandé à la princesse elfe lui mettre dans l’espoir d’avoir du temps et de réussir à glaner des informations. Arya avait écourté les choses et vêtu la dragonne en trois mots d’ancien langage. Puis elle était partie annonçant qu’elle devait elle aussi se préparer.
Le garçon rejoignit la dragonne puis tous deux allèrent rejoindre leur clan.
Ils étaient tous réunis dans la dernière demeure des Knurlans. ils avaient suivis le chemin rituel, mêmeque celui de la dépouille d'Ajihad. Les hommes membres des clans prenant part à la bataille étaient en armure, les deux mains sur leur casque, celui-ci devant leur cœur. Les prêtres ne portaient pas d’armures, mais leur tenue de communion dans des tons gris sombre. Ils arboraient un visage triste et leurs mains étaient croisées sur leur cœur. Les autres étaient vêtus d’habits sombres aux armoiries de leur clan. Les femmes étaient vêtus comme ces derniers et comme eux avait la main droite sur leur cœur. Beaucoup avait la mine sombre. Jormundur et Arya portaients les mêmes vêtements que pour la mise en pierre d’Ajihad.
Undin, le chef du clan Dûrgrimst Quan représentant les prêtres nains prit la parole.
« Nous sommes réunis ici pour mettre en pierre Hrothgar notre roi et chef du Dûrgrimst Ingeitum. Avant d’aller plus en avant dans la série religieuse, ses amis et sa famille vont venir ici lui rendre un dernier hommage. Le premier sera Orik : considéré par Hrothgar comme son fils adoptif et nouveau chef du Dûrgrimst Ingeitum. »
Le nain s’avança, les traits de son visage étaient tirés par la tristesse mais c’est d’une voix solennelle qu’il prit la parole. Il raconta tout d’abord comment son chef de clan l’avait pris sous son aile protectrice, sa voix enrouée d’émotion était emplie de l’amour qu’il éprouvait pour son roi et emplissait chacun. Les larmes montaient dans les yeux de chaque personne à la manière d’un torrent, innarrêtable. Seule la princesse elfe arrivait à garder un visage d’impassibilité. Après cela, le nouveau chef du Dûrgrimst Ingeitum narra à ses semblables la mort de Hrothgar vilement tué par un dragonnier à la monture rouge. Sa voix était entrecoupée par son souffle haché par l’émotion. Tristesse et colère faisait rage dans le cœur et dans le timbre du nain et bientôt sur le visage des nains de douze des treize clans. Saphira savait que les nains combattraient à leur côté pour venger leur roi lâchement assassiné ainsi que tous les sorciers morts à ses côtés dont les corps étaient eux aussi présents dans la salle pour un dernier hommage. Le meurtrier était semblable à Morzan dans ces actes, assassins du peuple des nains jusque dans la couleur de son dragon. Il évoqua brièvement la trahison des jumeaux et annonça alors qu’il ne faisait aucun doute que le nouveau parjure était le fils du premier parjure : Murtagh. La colère monta encore d’un cran dans la foule. Tous ou presque souhaité ardemment vengé leur bon roi et tué le parjure. Eragon était stupéfait, les nains savaient, il ne lui restait plus qu’à prier qu’ils ne découvrent pas ses liens de parenté. Enfin, Orik se tourna vers son roi et lui dit une voix enrouée : « au revoir, ta mort ne restera pas impunie, ton courage et ta bonté nous manquerons. » Les larmes sillonnaient maintenant les joues barbues du nain, de tous les membres du Dûrgrimst Ingeitum et de bon nombre de nains. Les yeux de Jörmundur, Eragon et Saphira brillaient tellement qu’ils étaient semblables à des étoiles dans la pièce sombre. Le masque d’Arya commençait à peine à se décomposer.
Quand Orik fut assis des regards s’échangèrent, chacun avait la gorge noué. Eragon se leva, passa près de Jörmundur, prit le message de Nasuada puis prit la parole, difficilement.
« Je parle ici pour rendre un dernier hommage à Hrothgar à la fois en tant que membre du Dûrgrimst Ingeitum et du peuple Varden. J’aurai l’honneur de vous lire l’honneur qu’a rédigé Nasuada. Malheureusement retenue à proximité du champ de bataille mais tout d’abord j’aimerai rendre mon propre hommage à votre Roi, même si il est difficile de faire mieux qu’Orik. » Il regarda la dépouille et s’adressa à elle, ainsi dos la foule dans un semblant d’intimité dissimulant ses larmes. Mais tous beaucoup virent celle de la dragonne, véritables joyaux. « Merci de m’avoir accueilli à bras ouvert. » Il avait du mal à parler une boule dans la gorge et un point sur l’estomac lui donnait l’impression d’étouffer et une voix en son for intérieure « combien de personnes chères vais-je encore devoir inhumer ? » Il reprit difficilement essayant de ne pas se laisser emporter par l’avalanche de la tristesse. « Comme l’a si bien expliqué Orik tu étais un modèle à la fois de gentillesse, de générosité et de bravoure, je te remercie d’avoir été tu vas me manquer. » C’était simple mais le dragonnier était incapable d’en dire plus.
Il inspira et souffla plusieurs fois fortement pour tenter d’endiguer ses larmes et réussir à lire la lettre de Nasuada. Quand il eut repris un semblant de contenance. Il se retourna, alla au pupitre et décacheta le mot de la chef Varden. Il lu le message à haute voix se concentrant fortement et se refusant à comprendre le sens des paroles sinon il savait qu’il ne pourrait terminer la lecture.
« Tout d’abord je tiens à m’excuser auprès de vous de mon absence car Hrothgar plus que quiconque mérite la présence de la personne qui dirige les Vardens. Malheureusement la situation du front étant ce qu’elle est je ne peux déserter et être avec vous. C’est le cœur gros que je m’adresse en vous croyait moi. Hrothgar est l’un des hommes les plus bons que j’ai rencontré, si ce n’est le plus bon. Il nous a ouvert les portes de sa cité et offert sa protection. C’est auprès de lui et de votre peuple que j’ai été élevé. » Elle racontait ensuite les bons souvenirs qu’elle avait avec le roi. La dragonne fut très émue d’imaginer Nasuada toute petite mais presque de la taille du Roi sur ses genoux à écouter une histoire pendant que son père vaquait à es obligations. Elle faisait aussi une éloge à la bravoure du Roi défunt et le remerciait infiniment pour tout ce qu’il avait fait pour son père, de son accueil à ses funérailles, pour elle et pour son peuple. C’était un pile de diamant qui était maintenant à côté de Saphira. Celle-ci contacta son petit homme mais c’était difficile car elle n’avait de lui que de la tristesse et elle ne trouvait aucune trace de conscience. Elle transgressa un peu les règles du savoir-vivre et prit la parole par la bouche du dragonnier.
« Moi, Saphira, dernière dragonne je souhaite transformer la pierre qui entourera Hrothgar en diamant comme je l’ai déjà fait pour Brom. Mais il me faut d’abord votre accord car je ne souhaite pas enfreindre vos coutumes. »
C’est Orik qui répondit : « le diamant est une pierre en faisant cela tu respectes nos coutumes et offre un magnifiques cadeau à notre souverain. »
La dragonne hocha la tête d’assentiment, Eragon reprit sa place à ses côtés, les joues rongeaient par les larmes, le regard dans le vide.
Enfin ce fut au tour d’Arya. Elle fit un bref discours où comme les autres elle louait le courage et la générosité de Hrothgar puis chanta un chant elfique destinée à accompagner le défunt dans l’autre monde en le protégeant.
Après cela, Undin reprit la parole et fit la cérémonie mortuaire. Une fois Hrothgar empierré en tenue de combat mais sans Volund, celui-ci ayant encore d’autres exploits à accomplir, Saphira, comme pour Brom, toucha le corps du bout de son museau et pierre devint diamant. Hrothgar étincelant de mille feux par de là la mort.
Une fois la cérémonie terminée Eragon choisit de voler un peu avec sa compagne pour se changer les idées tandis qu’Orik se rendait au conseil des chefs de clan pour élire le nouveau roi. |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 14 Jeu 31 Juil - 18:58 | |
| 14 Le nouveau roi.
Les chefs de chaque clan nains se réunirent dans la salle du trône. Ils étaient treize. C’est le chef du Dûrgrimst Quan qui prit la parole, celui qui venait de faire l’oraison funèbre.
« Qui parmi vous souhaite monter sur le trône et assumer toutes les responsabilités qui y sont liées ? »
Quatre nains levèrent la main : le nouveau chef du Dûrgrimst Ingeitum : Orik, celui du Dûrgrimst Feldûnosts : Albéric, celui du Dûrgrimst Ragni Hefthyn : Ûndin et celui du Dûrgrimst Az Sweldn rak Ahûin : Grimstcarvlorss. Gannel ne pouvait se présenter la loi naine interdisait que les responsables religieux gouvernent leur peuple.
Puis chacun argumenta sur le dessein qu’il offrirait à leur peuple. Orik s’appuya sur la continuité des entreprises de Hrothgar et la vengeance de celui-ci, Albéric alla à peu près dans le même sens, tout comme Ûndin. Seul Grimstcarvlorss voulu limiter son aide aux Vardens au commerce.
Après cela le chef de cérémonie annonça quelques minutes de réflexions avant le vote à main levée.
Puis il proposa : « Albéric » : quatre voix ; « Grimstcarvlorss »: une voix, le nain était trop extrémiste ; « Orik » : cinq voix ; « Undin » : trois voix.
Gannel ouvrit la porte où se pressaient des centaines de nains qui attendaient les résultats du vote. Impatients de connaître le nom de leur nouveau roi.
« Félicitations au chef du Dûrgrimst Ingeitum qui est le nouveau roi des nains. »
A l’exception des membres du Dûrgrimst Az Sweldn rak Ahûin, qui se retirèrent, tous les nains applaudirent. Le nouveau roi cachait sous sa barbe des joues bien rouges. Il pensait peut-être que ces quelques poils lui permettraient de cacher ses sentiments à la foule mais le haut de ses oreilles le trahissait. Tous les membres de son clan se précipitèrent pour lui donner l’accolade et Eragon qui avait attendue les résultats un peu plus loin en compagnie d’Arya accouru vers son ami, se frayant un chemin parmi la foule. La princesse elfe vint elle aussi féliciter le nouveau roi mais d’un pas calme. Saphira battait des ailes au dessus de la foule mais ne parvint pas à se poser. Elle alla donc plus loin, déçue de ne pouvoir participer à la fête.
Soudain, alors qu’Arya n’était pas encore arrivait auprès de lui Orik monta debout sur la table autour de laquelle les chefs de clan s’étaient réunis et annonça :
« Mon intronisation sera faite demain et après demain je repartirai avec les soldats, la princesse Arya, le dragonnier Eragon et sa dragonne Saphira en direction du Surda pour permettre à la suzeraine des Vardens de continuer sa conquête de l’Alagaësia, afin que tous les peuples puissent vivre libres et en paix. Durant mon absence, les affaires du royaume pouvant gérer sur place le seront par Albéric si il est d’accord.» l’intéressé hocha la tête en signe d’approbation. Un jeune partit en direction des responsables de l’envoi des messages lumineux, pour avertir Nasuada.
Cette nuit-là les membres du Dûrgrimst Ingeitum ne dormirent pas et abusèrent de la bière et de l’hydromel. Une fois de plus c’est l’abrasement de la dragonne qui mit fin aux festivités, mais la compagne d’Eragon avait grandie et tenait mieux l’alcool et une fois de plus c’est l’abrasement de la dragonne qui mit fin aux festivités, mais la compagne d’Eragon avait grandie et tenait mieux l’alcool et l’aube commençait à se lever. Les deux amis avaient complètement oubliés qu’ils ne partaient pas avec les nains mais sitôt la cérémonie finie avec la princesse elfe. Cela avait d’ailleurs un peu vexé Orik. Mais il s’était plié devant ces arguments : Nasuada et les Vardens ne pouvaient attendre
[size=12]
L’intronisation fut faite dans le respect des lois et des coutumes naines. Chaque chef de clan était présent, même si il était évident que les membres du Dûrgrimst Az Sweldn rak Ahûin désapprouvaient entièrement ce choix. En privé ils avertirent Orik qu’ils ne participeraient aux combats des humains et des dragonniers, et qu’ils considéraient toujours Eragon comme un ennemi. Selon eux, c’est parce que Hrothgar avait accepté Eragon et surtout Murtagh qu’il était mort aujourd’hui et le même destin attendait le nouveau roi. Implicitement, il lui signifiait que leur présence ne signifiait pas leur obéissance au nouveau roi. C’était seulement une marque de respect vis-à-vis de leur coutume et de leurs concitoyens. Orik et Albéric, qui avait assisté à l’échange en tant que second du roi, hochèrent la tête. Ils savaient qu’ils ne pourraient les faire changer d’avis. [/size]
Dernière édition par vanasuada le Mer 6 Aoû - 19:00, édité 1 fois |
|  | | Admin Admin

 Nombre de messages: 56 Age: 19 Localisation: France Emploi/loisirs: étudiante Date d'inscription: 06/07/2008
 | Sujet: Re: une suite possible du tome 2 Dim 3 Aoû - 21:09 | |
| j'ai adoré le passage avec arya et eragon quand elle lui apporte son déjeuner !!!
ça va avancé entre ces 2 là ?
je suis déçu de katrina et roran au faite, murtagh qu'il sache que katrina soit prise mais qu'il veuille quand même coucher avec elle et elle qu'elle essaye de l'allumer et soit prete à coucher avec pour s'évader, elle sait très bine que roran ne supportera pas qu'il l'ait tromper lol
gbx a ++ _________________ Vise toujours la lune, même si tu rates, tu atterriras parmi les étoiles.//La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.//Qui que je sois au fond de moi, je ne suis juger que sur mes actes//Si l'eau est source de vie, pourquoi coule-t-elle de nos yeux devant la mort? |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: Re: une suite possible du tome 2 Dim 3 Aoû - 21:11 | |
| il veut pas coucher avec elle, sinon il l'aurait déjà fait lol le prochain chapitre dans le clan Vardens |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 15 Mar 5 Aoû - 19:48 | |
| 15. Preparation de l’invasion Nasuada était occupé à régler les affaires courantes, même si ce n’était pas elle qui gérait les comptes mais les membres du conseil, elle se devait de s’y intéresser car elle en était la responsable. Elle était épuisé, les préparatifs de la bataille : écouter les sentinelles, les espions, régler la question du nouveau dragonnier. En plus, elle pensait à Hrothgar, il devait être mis dans la pierre aujourd’hui, comme son père à peine un an auparavant. Une larme roula sur sa joue ébène, c’était inévitable. A chaque fois qu’elle pensait à lui la tristesse s’emparait d’elle. Pourquoi fallait-il que la vie lui fasse si peu de cadeau et lui ôte tous ceux qu’elle aimait. Elle ferma les yeux de toutes ses forces pour essayer de chasser ses sombres pensées mais elles restaient là plus ou moins tapies. Elle les rouvrit et se forçat à se concentrer sur la revue des effectifs et du matériel. Soudain, quelqu’un frappa, un sorcier elfe entra avant qu’elle ne l’y est invitée. De toutes évidences, il ne la respectait pas, comme ces concitoyens et cela vexait la chef Varden et affiner sans cesse le fil de sa patience déjà tenu. Le regard fixé dans les yeux de l’elfe, d’une voix contenue elle dit : « qui vous a permis d’entrer ?
- Une bonne nouvelle madame. »
La suzeraine haussa un sourcil et son regard ne cilla pas, elle attendit la suite, celle qui donnait le droit à l’elfe devant elle de rentrer dans ce qui lui faisait office de bureau sans son accord.
« Le nouveau roi des nains vient d’être élu…
-…
- Il s’agit d’Orik »
Un soupir de soulagement s’échappa de la gorge de Nasuada. Les Vardens continueraient à être soutenus par les nains.
« - Et l’on m’annonce que les nains partent après-demain pour nous rejoindre » alerta soudain l’elfe.
« - Parfait. Aux dernières nouvelles le nouveau dragonnier du roi est toujours à Helgrind. Nous lancerons donc comme prévu la première attaque sans les nains. Mais nous le ferons environ une semaine avant leur arrivée nous avons donc un peu plus de trois semaines pour nous préparer et sauf réapparition du parjure nous lancerons les deux autres attaques simultanément dés l’arrivée des nains. Il faudra au moins trois semaines aux troupes royales pour se rendre à Feinster. » Elle reprit son souffle et continua. « Demain l’un de vous prendra un groupe d’une trentaine de guerriers et vous vous rendrez à Aroughs. D’après les messages que j’ai reçus la population n’opérera aucune résistance. Vous leur ferez signer ce traité stipulant qu’ils se placent sous l’autorité et la protection des Vardens. Il y est expliqué leurs droit et leurs devoirs envers nous, notamment accueillir et intégrer les familles de Carvahall qui ne peuvent ou qui ne veulent combattre et nous donner les surplus de nourriture, en échange de quoi nous les protégeons de Galbatorix et de ses réquisitions d’hommes et de nourritures, ainsi que de ses assauts barbares, nous les préservons aussi d’attaques éventuelles d’Urgals puisque ceux-ci sont nos alliés.
- A vos ordres, Madame. » Il fit un semblant de révérence et sortit. Son ton et la façon dont il avait employé le mot Madame au lieu de Majesté, de même que sa révérence montrait qu’il n’avait aucune de lui obéir et qu’il se raillait profondément d’elle. Myaolïn était bien plus âgé qu’Arya, il dépassait les trois cents ans. Ce qui questionnait Nasuada depuis l’arrivée des sorciers elfes était le pourquoi de ce comportement. Visiblement Islanzadi leur avait ordonnés d’obéir mais ils rechignaient. Nasuada se demandait si elle devait ou non questionnait leur chef à ce sujet, mais elle doutait fortement d’avoir une réponse.
Afin de bénéficier de quelques instants de répit, elle choisit d’aller annoncer la nouvelle aux habitants du village d’Eragon. Tout en se dirigeant vers la porte elle aperçut son reflet dans un miroir et se dit qu’elle serait bientôt plus blanche qu’Orrin et paraitrait plus vieille que Jörmundur. Elle sourit à cette triste pensée.
Elle marchait d’un pas vif et ce peu d’activité physique lui faisait un bien fou. Elle n’était pas sortie de son office de fortune depuis plusieurs jours.
Elle arriva dans le quartier « Carvahall ». Quand on la vit le silence se fit, ce qui gêna un peu Nasuada et lui rappela son statut particulier. « Bonjour », dit-elle. La plupart des habitants étaient dehors. « Je viens vous annoncer qu’une trentaine d’hommes partiront demain pour Aroughs. J’aimerai que parmi eux se trouvent les hommes valides de votre village ne souhaitant pas prendre part au combat. Les femmes et les enfants les rejoindront une fois le traité signé, mais vous descendrez tous ensemble le long de la frontière. » Elle regarda Helen, et ajouta : « si votre état ne vous permet pas de voyager l’hospitalité des Surdans vaut toujours et ce d’autant plus que votre mari et vos fils nous offrent une aide précieuse. »
C’est Gertrude qui répondit, « il est en effet plus sage d’attendre la naissance du bébé et que celui-ci et sa mère aient assez de forces pour voyager. »
« Très bien, » répondit la chef des Vardens je vous laisse vous préparer.
« Ah, j’allais oublier, Horst vos fils et vous accepteriez-vous de vérifier que chaque Vardens est armé et que ses armes sont en bonne état. Il faudrait confectionner des armes si il en manque. Durian, notre forgeron est avec les Urgals. »
Horst hocha la tête.
« Je vous remercie. Bien sûr quand nous le pourrons nous vous récompenserons comme il se doit.»
[size=18]Une fois de plus le forgeron marqua son approbation d’un signe de tête.[/size]
Nasuada s’en retourna et alla annoncer la nouvelle au conseil des anciens puis regagna sa tante. Solembum était roulé en boule sur sa descente de lit. Un œil à demi-fermé, il observait discrètement la jeune femme comme seuls les chats savent faire. La suzeraine se demanda si elle devait ou non adresser la parole à l’animal. Elle connaissait les légendes sur les chats garous mais n’avait jamais parlé avec l’un d’eux. Elle se doutait qu’il n’était pas ici sans raison.
Il se releva sous l’apparence d’un chat roux, fit le tour de la jeune femme, la frôlant de sa queue, puis se planta devant elle et prit l’apparence d’un petit garçon blond vénitien. Fixant son regard dans les yeux verts de son interlocutrice et dit « qu’est ce qui te tracasse tant majesté ? »
La jeune femme se laissa tomber sur son lit dans un grand soupir. Elle avait les pieds au sol mais le dos allongé et regardait le plafond, essayant de sondé le fond de ses pensées. Que pouvait-elle lui dire ?
- Je ne sais pas où sont mes ennemis. Où plutôt qui ils sont ? Cette réponse était l’exact vérité, Nasuada ne savait plus si certains de ses alliés combattaient à ses côtés avec les mêmes objectifs et donc jusqu’à quand leur alliance tiendrait. Elle avait déjà été trahie. En outre, cette réplique avait l’avantage d’^tre vague.
- C’est pourtant simple. L’ennemi c’est Galbatorix et ceux qui combattent pour lui.
- C’est ce que je pensais quand j’ai pris ce poste, mais cela s’avère plus compliqué. D’abord beaucoup de soldats royaux combattent contraints : c’est ça où la mort, la destruction de leur village ou autres horreurs. Ensuite, je doute que tous nos alliés envisagent la bataille de la même façon. Tous nous voulons mettre un terme au règne de Galbatorix mais après ? Chacun à une vision des choses différentes et un dessein pour l’Alagaësia.
- Hmmm, hmmm. Je me trompe où tu as des doutes sur des alliés bien précis ?
- Exact, mais tu n’en obtiendras pas plus de moi. Après tout je ne sais rien de toi.
- Véridique. Toutefois je suis venu te donner un conseil, c’est mon rôle de chat-garou dans cette bataille et vu l’état de ton esprit je ne te ferais ni charades ni énigmes.
Elle le regarda sceptique, elle ne comprenait pas trop là où il voulait en venir.
- Quoiqu’il arrive fis-toi à ton cœur, tu as un don que ne possède pas tout le monde.
Solembum sorti rapidement sans le moindre bruit.
La chef Vardens était encore plus déboussolé la visite du chat garou n’avait que d’ajouter de nouvelles questions. Des questions toujours des questions mais pas la moindre réponse. Le chat-garou avait affirmé ne pas parlé par énigmes mais elle ne comprenait rien à ses paroles. Où voulait-il en venir. Elle avait un don ??? Cela la laissait songeuse. Ecouter son cœur ? Le pauvre était aussi perdu qu’elle, elle doutait que cela puisse l’aider. Elle choisit de se rendre au terrain d’entraînement, elle en avait besoin la bataille approchait et c’était le meilleur moyen pour ne pas réfléchir.
Frédric n’était pas là. Les meilleurs combattants non plus. Il n’y avait que les fils de Horst et Roran. Ce dernier ne combattait plus avec son marteau, ni même avec l’épée qu’on lui avait confiée mais avec une hache, à la manière d’un nain, avec la même efficacité. Albriech maniait aussi la hache, ce qui correspondait parfaitement à sa carrure de bucheron. Son frère avait une épée longue. Elle les observa quelques instants. Ils avaient tous bien progressé mais avaient un énorme défaut combattaient uniquement en force. Le premier coup devait être le dernier, elle se sentit capable de les affronter tous les trois. En outre, les deux frères moins bien entraînés avait beaucoup moins de coup et étaient extrêmement prévisibles, surtout pour quelqu’un qui venait passer presque dix minutes à les examiner.
« J’ai besoin de m’entraîner. Un petit combat ?
- Contre qui ? demanda Roran
- Vous trois !
Les garçons échangèrent des regards sceptiques.
- Allez dépêchez-vous votre adversaires n’attendra pas que vous soyez d’accord.
[size=18]Visiblement ses adversaires avaient des scrupules à s’attaquer à une femme en nombre. Elle choisit donc de s’en prendre d’abord au chef, soit Roran. Avec un pas glissé rapide elle était sur lui, son épée arrêtée contre sa gorge et dit dans un vrai combat tu serais mort et au moins un de tes amis grièvement blessé. Alors maintenant sois on s’entraîne sois je vais devoir me mettre en colère. [/size]
Ils l’avaient déjà vu se battre et cette réplique leur intima d’obéir. Le combat fut acharné mais Nasuada élimina d’abord Baldor, plus petit et moins affuté, puis son frère et enfin dans la douleur Roran.
Epuisé elle gagna son lit et s’endormit pour quelques précieuses heures. |
|  | | vanasuada

 Nombre de messages: 37 Localisation: ile de beauté Emploi/loisirs: ergothérapeute Date d'inscription: 18/07/2008
 | Sujet: chap 16 Ven 8 Aoû - 21:30 | |
| coucou alors voici un chapitre qui va me faire détester de beaucoup mais ne jugeait pas trop j'essaie de vous garderdes surprises.
16 Quitter Helgrind
Cela faisait plus d’un mois que Murtagh était dans la tour aux pierres noires. Les Ra’zacs étaient partis en mission, il était donc seule avec la jeune femme rousse, qui ne supportait plus le manque Helgrindois. Murtagh aussi avait besoin d’espace. Surtout que l’endroit était lugubre au possible. Tous les jours depuis soit une semaine, soit depuis qu’elle savait parfaitement protéger son esprit. Elle n’imaginait certainement pas à quel point le parjure aurait aimé céder à son caprice et partir loin de cette maudite tour. Malheureusement il ne le pouvait, il était condamné à attendre ici son frère et sa dragonne afin de les capturer. Pas de livres, pas de visites, pas de spectacles, tout juste un jeu de cartes volé, le dragonnier trouvait le temps aussi long que sa prisonnière.
La nuit était tombée et Thorn attendait son compagnon pour une petite évasion nocturne quand il entendit un bruit d’aile. Eragon ? Non le garçon et sa dragonne ne seraient pas assez bêtes pour venir dans le repère des Ra’zacs de nuit, connaissant les capacités des créatures dans ce milieu. Regarda dans la direction du son et aperçut les Lethbrakas et il ne faisait aucun doute qu’ils transportaient sur leur dos leur progéniture. Le dragon grogna de dégout et avertit ainsi son dragonnier de la présence des monstres.
Murtagh grimaça, et averti qu’il était plus prudent de ne pas sortir ce soir. Il choisit de rester dans sa chambre et de guetter les mouvements des monstres. Il n’avait aucune envie qu’il fasse du mal à la fiancée de son cousin. Il s’allongea sur sa couchette tandis que son compagnon lui annonçait l’atterrissage des maîtres du lieu. Alors qu’il fixait le plafond réfléchissant à comment il pouvait éviter l’affrontement avec son frère, il entendit gratter contre sa porte. Il se leva et alla ouvrir il savait déjà que c’était les Ra’zacs et qu’ils lui apportaient des nouvelles du roi.
« Une misssssive pour vous, » lança le plus petit.
« Merci, » répondit sèchement le jeune homme. Il arracha le mot des mains du Ra’zac et ferma d’un coup sec la porte, laissant le Ra’zac dépité et mécontent d’avoir ainsi traité.
Le dragonnier défit le sceau et lut.
Visiblement ton frère est moins naïf que je ne le pensais, il semblerait qu’il est mûri. En effet, la fiancée de son cousin est prisonnière depuis plus de deux mois et ni lui, ni son cousin ne sont venus la chercher. Ta mission est donc finie ! Tue la et rentre à Uru Baen, j’ai besoin de toi pour éliminer les rebelles.
Ce message était lourd de significations. La première est que l’affrontement contre son frère était repoussé et ça c’était plutôt positif. La seconde était que le conflit était proche et sur le terrain de son frère. La troisième était qu’il allait devoir encore tuer et qu’Eragon devrait affronter les lethbrakas et les Ra’zacs pour rien. En effet, une voix lui criait que le dragonnier ennemi ne pourrait se résoudre à laisser la jeune femme ici. Pendant qu’il réfléchissait Thorn lui adressa un clin d’œil mental. Les deux compères détenaient la solution c’était risqué mais il se devait d’essayer, si ça marchait ils auraient un moyen de limiter leurs ennuis, c'est-à-dire de pouvoir si ce n’est rallier le camp Varden, si ce n’est les aider, au moins limiter le dégât de leurs attaques.
Il descendit les marches menant à la cellule de Katrina, en pensant fortement au moyen de la tuer. Il était évident qu’il allait se servir de Zar’roc, elle ne portait pas ce nom par hasard. Ensuite, il lui trancherait la gorge ? Ou lui planterait la lame dans son cœur ? La première pensée lui rappela son combat contre les trafiquants d’esclaves et la dispute avec Eragon qui s’en était suivie. Dans sa tête son ami vermeil gronda légèrement, selon lui il ne servait à rien de ressasser le passé mais Murtagh ne pouvait s’en empêcher. Il choisit donc la deuxième solution. Il ouvrit la porte de la geôle de Katrina plaça sa main gauche sur le pommeau de Zar’roc et leva la droite. Katrina hurla, le garçon avait une lueur étrange dans les yeux et la position de ses mains n’auguraient rien de bon. Elle avait confiance, il l’avait soigné, son corps et en partie son âme. Il lui avait rendue sa condition d’humaine, même si il l’avait négligé sa qualité de femme. Dans le fond cela l’arrangeait : elle quitterait ce monde pure et entièrement dévouée au seul homme qu’elle avait aimé. La jeune femme enchaînée n’avait aucune chance d’échapper à son destin, elle ferma les yeux et attendit la sentence.
Murtagh harnacha Thorn et parti avec le corps inerte de la jeune femme rousse. Ses selles étaient pleines, il ne reviendrait certainement plus ici, et cette idée lui était agréable. L’aube ne s’était pas encore levée.
Alors qu’ils décollaient, ils aperçurent les Lethbrakas qui revenaient d’une chasse. Ils n’étaient pas accompagnée des Ra’zacs. Cela réjouit le dragonnier et sa monture qui bloquèrent leur esprit au roi. Grâce à Katrina, ils avaient compris comment le roi était toujours présent dans leur esprit respectif. Une fois cela fait, Thorn lâcha un feu ravageur sur les deux monstres. Surpris, ils ne purent éviter l’attaque et leurs ailles roussirent, ils retournèrent alors vers leur assaillant et chargèrent de concert les deux amis.pas une once désappointés les deux amis attendirent patiemment leurs adversaires. Lorsque ceux-ci furent assez proches Murtagh lança une bourrasque de vent qui envoya en chute libre la femelle tandis que Thorn donnait un violent coup de dents au second. La puissance de la mâchoire du dragon était telle que la carapace de l’animal craqua, cette dernière évita tout de même au terrible animal volant que ces organes vitaux soient touchés. L’animal chut mais l’impact avec le sol ne suffit pas à l’achever. Malgré tout son compagnon poussa un hurlement strident qui réveilla tout Dras Léona. Murtagh l’attaqua une seconde fois. Une pique de givre transperça de part et d’autre le Lethbraka encore en l’air. Thorn se posa et Murtagh acheva de son épée le monstre qui gisait au.sol.
Puis les deux amis repartirent avec le corps de Katrina. Le dragonnier était satisfait sa vengeance était accomplie. Les Ra’zacs était coincé en haut d’Helgrind, sans ravitaillement, leurs parents étaient morts et eux allaient périr doucement. Ils allaient souffrir, il l’espérait au moins que lui. Ils lui avaient enlevés sa mère, ils méritaient ce sort. Le garçon le trouver même trop clément aux vues de ce qu’ils avaient fait endurés à Katrina et à la fillette. Il quitta Helgrind le cœur léger. Le roi le croyait en train d’offrir une sépulture digne à la fiancée de son cousin.
Nb : l’idée de la mère de Murtagh assassinée par les Ra’zacs n’est pas de moi mais je l’ai tout de suite adoptée. |
|  | | | une suite possible du tome 2 | |
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